d'Ille-et-Vilaine

LAIT

Les éleveurs feraient-ils les frais de la guerre entre les transformateurs et les distributeurs ?

30.10.2017

Devant la pénurie de beurre constatée dans les rayons et l'envolée des cours mondiaux du beurre, certains seraient tentés de croire que la production de lait n'est pas suffisante.

Dénigrée pendant un certain temps, la matière grasse, certes revient dans les habitudes alimentaires ici et à l'export, mais restons très vigilants et réalistes.

D'une part les prix sont négociés une seule fois par an entre transformateurs et distributeurs, et d'autre part les transformateurs se tournent vers les marchés d'exportations bien plus rémunérateurs pour le beurre et la crème.

En faisant par exemple de la crème pour la Chine, les transformateurs mettent la pression sur la distribution pour les négociations en cours pour l'année à venir.

Mais en fabricant du beurre et de la crème, les industriels fabriquent également de la poudre de lait dont les stocks européens sont au plus haut. Ces stocks sont une bonne excuse pour les industriels pour maintenir le prix payé aux producteurs à un niveau trop bas.

Aujourd'hui nous ne sous-produisons pas, ce sont les transformateurs qui font un choix délibéré de leurs marchés et mettent ainsi les étals de beurre à secs.

Depuis longtemps, la Confédération paysanne dénonce les dysfonctionnements de la filière, ce que nous avons porté lors des états généraux de l'alimentation.

La fixation du prix du lait doit tenir compte de l'ensemble des valorisations réelles du lait et des coûts de production, ce qui semble-t-il a été entendu par Macron mais pour quelle suite ?

 

Contacts :

Eric DUVERGER (commission lait Bretagne): 06.74.48.92.37

Pierre MESSAGER (commission lait Pays de Loire) : 06.77.72.52.67