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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
12.06.2019

Fruits et légumes : relocaliser sans industrialiser

Travail photo de Charlene Flores. https://www.liberation.fr/france/2019/06/02/les-nocives-aurores-boreales-de-l-agriculture_1730627

D’un côté, on fait le constat, plein de bon sens, d’une attraction des consommateurs pour les produits locaux, de qualité et de saison. Et de l’autre, restent les producteurs industriels de fruits et légumes qui ne savent pas comment retrouver le chemin de la cohérence !

La destruction par Solarenn de plusieurs tonnes de tomates[1] encore consommables revêt un caractère immoral et inadmissible [2]. L'industrialisation de la production amène un cercle infernal où il n'y a plus d'adéquation entre la consommation et l'offre ! La filière doit s'organiser pour réguler son offre et mieux gérer ses excédents. Au même moment, l'interprofession des fruits et légumes pousse pour obtenir une autorisation de chauffer les serres en agriculture biologique. Le comité bio d'Interfel, aveuglé par les phares du profit (+13% de croissance / an pour les produits bio) bafoue la confiance des consommateurs[3] et oublie l'urgence climatique.

 

Engrais chimiques, serres chauffées, lumières artificielles… : le bilan carbone de certains fruits et légumes industriels crève le plafond, même s'ils sont locaux ! C'est pourquoi, la Confédération paysanne :

  • exige l'instauration de prix minimum d'entrée pour les fruits et légumes importés, afin d'annuler l'impact de la concurrence étrangère sur nos productions et nos revenus.
  • propose l'introduction, dans la prochaine PAC*, d'une aide couplée à la production de fruits et légumes, ciblée sur les premiers hectares et plafonnée à 10.000 € par actif paysan, afin d'encourager la production paysanne de fruits et légumes en France.
  • refuse le chauffage des serres en hiver en AB, sauf production de plants et mise hors gel. La Confédération paysanne 35 soutient donc la pétition initiée par la FNAB : https://www.change.org/p/didier-guillaume-pas-de-tomate-bio

 

 



[2]Solarenn est une coopérative ayant la certification « Haute valeur environnementale » (Source : solarenn.com)

[3]56% des Français se convertissent au bio pour préserver l'environnement (Source : agencebio.org)


Crédits photos : Charlene Flores
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